Nadine Sautel, cours de piano

Nadine Sautel, professeur de piano

Paris 3ème

Diplôme International de l'UFAM

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L'achat d'un piano

Dois-je avoir un piano chez moi ?

Le piano est aussi indispensable que de l'eau pour apprendre à nager. Mais il y a de bons pianos numériques, et un piano acoustique n'est pas indispensable pour le débutant. Une excellente façon de s’habituer à l’instrument est la location de studios équipés de pianos (de 5 à 10 €/ heure), au Centre Chopin (XXème), au Club Méd Montparnasse, à la Cité Internationale Universitaire (XIVème), à la Médiathèque Musicale Mahler (8ème) etc. A noter aussi : l'existence de deux pianos numériques accessibles gratuitement jusqu'à 22 heures à la bibliothèque du Centre Pompidou (département musique).

La fréquence des cours

Un débutant doit-il prendre des cours plus souvent qu'un pianiste confirmé ?

Surtout pas ! La fréquence des cours est la même pour tout le monde : un par semaine. Le professeur ne doit pas se substituer à l'élève.

Les inscriptions

Comment m'inscrire ?

Il suffit de me contacter par téléphone ou de remplir le formulaire de contact. Je ne demande aucun niveau préalable. En revanche un bref entretien est souhaitable.

Et quels sont vos tarifs ?

41 EUR TTC le cours pour un adulte (45mn).

Le solfège

Enfant, je détestais le solfège. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'appréhende la reprise du piano...

A moins qu'on improvise, le piano suppose une partition, et donc du solfège. Seulement mes élèves font du solfège sans s'en apercevoir... en jouant du piano, et ce, dès le premier cours.

Le choix des morceaux

Comment jouer au bout d'un cours ? Votre premier morceau c'est “do-ré-mi-fa-sol” ?

Pas du tout ! Le premier morceau, c'est Bartok, Chopin, Satie, Mozart, Schumann...

Vous m'indiquerez la méthode !

Oh, la méthode, c'est moi...et vous !

Pourquoi moi ?

Un cours de piano, c'est un terrain à fertiliser, et ce terrain c'est vous. Ne pas tenir compte de la morphologie de chacun, de sa personnalité, de ses postures de travail, etc... pour un professeur de piano, c'est absurde.

Enfant, j'ai arrêté le piano parce que le professeur m'obligeait à jouer des morceaux que je n'aimais pas forcément...

La question ne se pose pas ici : je joue des morceaux jusqu'à ce que l'élève en trouve un qui lui plaise. Mais une fois qu'il a choisi, c'est un engagement tacite entre lui et moi, nous allons jusqu'au bout.

Les gammes et les exercices

Enfant, je devais commencer par une quantité de gammes et d'exercices. Quand j'arrivais enfin au morceau, j'avais mal aux bras et plus rien dans la tête...

Les gammes, ou autres exercices, sont aussi essentiels pour le pianiste que les exercices à la barre pour le danseur. Mais trop d'exercices par rapport à l'ensemble du travail va produire une raideur et une tension désastreuses. En revanche, un exercice court effectué tranquillement, en sachant à quoi il sert, donne un résultat immédiatement appréciable, pour la qualité du son comme pour la vélocité du geste. Sous cette perspective, il devient, même pour les enfants, extrêmement motivant.

A propos du temps de travail, quelle est pour vous la durée quotidienne souhaitable ?

On peut obtenir un excellent résultat en jouant vingt minutes de piano (bien comprises) par jour. Mais n'oublions pas que c'est un exercice de détente.

Piano et sport

Postures de travail...exercices du danseur : vous présentez le piano comme une activité très physique !

Absolument ! Musculation, assouplissement, étirements ... : il faut exercer les doigts, quasiment impotents pour un pianiste débutant, et détendre l'ensemble du corps qui risque de contrarier la bonne localisation de l'effort. Eh bien, une seule gamme bien faite sert à tout à la fois.

Vous ne pensez tout de même pas que le piano est un sport ?

Je vous répondrai par une image : le pianiste, les pieds sur les pédales et les doigts sur le clavier, doit en principe son équilibre au tabouret... Eh bien celui qui joue vous dira plutôt qu'il s'appuie tout entier sur ses doigts, comme quelqu'un qui marcherait sur les mains. Et l'équilibre, en musique, c'est fondamental.

Quand on voit les mains d'un pianiste à la télé, on a l'impression qu'il caresse le clavier, pas qu'il s'appuie dessus !

Pourtant il fait les deux à la fois, et c'est l'un des ressentis essentiels que je souhaite communiquer. Puissance et détente : on éprouve en direct, au piano, le paradoxe du corps humain. L'oreille en est le témoin, et la main l'expression qui se traduit par une pression sur la touche et une impulsion sur la corde. C'est tout cela que nous travaillons : la production d'un ensemble harmonieux intégrant le pianiste et le piano dans une totalité acoustique satisfaisante pour l'oreille.

Le travail du toucher

Vous venez de mentionner la pression sur la touche. On parle d'un « toucher » différent pour chaque pianiste de métier. Enfant, mon professeur relevait les fausses notes, les fautes de rythme ou les erreurs de nuances...mais le toucher, jamais il n'en a été question.

Eh bien, c’est un point fondamental de mon cours. Le toucher, c’est l’identité du pianiste. Sans toucher, il y a des notes sans âme, qu’une machine pourrait produire. Le toucher s’affine comme le palais du goûteur de cru. C’est pourquoi je donne mon cours sur un piano quart-de-queue Pleyel : les cordes sont plus longues que sur un piano droit, de sorte que les touches sont beaucoup plus sensibles.

Piano et plaisir

A vous écouter, le piano est une activité agréable. Autour de moi, on en parle pourtant comme d'un apprentissage quasiment douloureux...

Mais le piano, c’est la vie ! En Espagne on voit des guitares partout, en Italie on entend des pianos et des violons par les fenêtres, en Allemagne le public suit un concert sur la partition… sans parler des Tziganes qui jouent comme ils respirent…Le piano n’est pas un instrument mobile, et sa monumentalité inspire une sorte de respect, mais doit-on pour autant le séparer du public en l’isolant comme un objet de vénération sur la scène d’une salle de spectacle ? Jouer du piano est moins ingrat que produire une mélodie au violon - où il faut « faire la note » -, et l’accordéon des Gitans est loin d’être facile !

On dit aussi que le piano est le plus complet des instruments, est-ce vrai ?

Oui. Le pianiste n'a pas besoin d'accompagnateur, c’est un véritable orchestre à lui tout seul. C'est pourquoi on serait tenté de dire que c'est l'instrument le plus libre. Malheureusement, il y a une tradition tenace de l'enseignement musical dans la douleur. Ranimer la notion de plaisir inséparable de la pratique optimale de l'instrument, c'est l'un des objectifs de mon cours.

Ma formation

Vous procédez par images empruntées à des univers très différents : la danse, la physique, la tradition populaire... Quelle est donc votre formation ?

Elle est d'abord pianistique, et finalement très classique (degrés conservatoire ; classes de perfectionnement), avec la chance d'avoir eu deux grands professeurs qui étaient des esprits libres : Andrée Larrouy, élève de Vincent d'Indy, et Raoul Gola, qui m'a préparée au Concours International de l'Union des Femmes Artistes Musiciennes (U.F.A.M.) dont je suis lauréate.

Avez-vous fait des études ou des recherches parallèles ?

Oui. Parallèlement au piano, j'ai poursuivi des études de philosophie et d'histoire de l'art parce que la pratique d'un instrument musical me semblait être une forme d'appropriation, pas seulement de nous-même, mais du monde qui nous entoure. J'ai d'ailleurs publié plusieurs ouvrages. Ce faisant, je me suis détournée tout naturellement de la tentation d'une carrière de concertiste.

Quand avez-vous créé ce cours ?

Il y a vingt ans. Mais je n'ai jamais cessé d'apprendre au contact de mes élèves. J'ai intégré à mon enseignement de multiples expériences psychologiques, kinesthésiques, sociologiques. A titre d'illustration : l'enseignement du piano à des enfants de milieux sociaux très divers, deux heures par jour, dans le cadre d'un cours que j'avais initié dans un groupe scolaire. Ce cours s'est poursuivi pendant quinze ans.

En quoi consiste concrètement votre enseignement ?

Mes élèves vous diraient que je « deviens » littéralement celui qui joue, localisant les tensions pour les dénouer ensemble. Il vous diraient aussi qu’ils jouent sans effort (sinon sans travail…) parce que jouer du piano leur plait, les apaise, et transforme leur façon de sentir. Aucun « challenge », aucun esprit de compétition : le partenaire, c’est soi-même mesurant au fil des semaines la facilité accrue de transmettre à ses doigts ce que souhaite son oreille. Chaque année, au moment de la Fête de la Musique, j’organise autour d’un buffet très convivial un concert de mes élèves au Centre Valentin Haüy pour les non-voyants. Y participent ceux qui en ont envie. C’est l’occasion, pour les auditeurs, d’apprécier chez des amateurs de tous âges et de tous niveaux techniques, l’émergence d’un style propre à chacun. Ce style est pour moi le couronnement d’un apprentissage réussi. Il est affaire de personne, et chaque personne est unique, c’est pourquoi je n’ai jamais donné deux cours identiques.

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