
Nadine Sautel, professeur de piano
Paris 3ème
Diplôme International de l'UFAM
C'est aussi indispensable que de l'eau pour apprendre à nager. Mais il y a d'excellents pianos acoustiques, et un piano n'est pas impératif pour le débutant.
Surtout pas ! La fréquence des cours est la même pour tout le monde : un par semaine. Le professeur ne doit pas se substituer à l'élève.
Il suffit de me contacter par téléphone ou de remplir le formulaire de contact. Je ne demande aucun niveau préalable. En revanche un bref entretien est souhaitable.
38 EUR TTC le cours pour un adulte (45mn).
A moins qu'on improvise, le piano suppose une partition, et donc du solfège. Seulement mes élèves font du solfège sans s'en apercevoir... en jouant du piano, et ce, dès le premier cours.
Pas du tout ! Le premier morceau, c'est Bartok, Chopin, Satie, Mozart, Schumann...
Oh, la méthode, c'est moi...et vous !
Un cours de piano, c'est un terrain à fertiliser, et ce terrain c'est vous. Ne pas tenir compte de la morphologie de chacun, de sa personnalité, de ses postures de travail, etc... pour un professeur de piano, c'est absurde.
La question ne se pose pas ici : je joue des morceaux jusqu'à ce que l'élève en trouve un qui lui plaise. Mais une fois qu'il a choisi, c'est un engagement tacite entre lui et moi, nous allons jusqu'au bout.
Les gammes, ou autres exercices, sont aussi essentiels pour le pianiste que les exercices à la barre pour le danseur. Mais trop d'exercices par rapport à l'ensemble du travail va produire une raideur et une tension désastreuses. En revanche, un exercice court effectué tranquillement, en sachant à quoi il sert, donne un résultat immédiatement appréciable, pour la qualité du son comme pour la vélocité du geste. Sous cette perspective, il devient, même pour les enfants, extrêmement motivant.
On peut obtenir un excellent résultat en jouant vingt minutes de piano (bien comprises) par jour. Mais n'oublions pas que c'est un exercice de détente.
Absolument ! Musculation, assouplissement, étirements ... : il faut exercer les doigts, quasiment impotents pour un pianiste débutant, et détendre l'ensemble du corps qui risque de contrarier la bonne localisation de l'effort. Eh bien, une seule gamme bien faite sert à tout à la fois.
Je vous répondrai par une image : le pianiste, les pieds sur les pédales et les doigts sur le clavier, doit en principe son équilibre au tabouret... Eh bien celui qui joue vous dira plutôt qu'il s'appuie tout entier sur ses doigts, comme quelqu'un qui marcherait sur les mains. Et l'équilibre, en musique, c'est fondamental.
Pourtant il fait les deux à la fois, et c'est l'un des ressentis essentiels que je souhaite communiquer. Puissance et détente : on éprouve en direct, au piano, le paradoxe du corps humain. L'oreille en est le témoin, et la main l'expression qui se traduit par une pression sur la touche et une impulsion sur la corde. C'est tout cela que nous travaillons : la production d'un ensemble harmonieux intégrant le pianiste et le piano dans une totalité acoustique satisfaisante pour l'oreille.
Eh bien, c'est un point fondamental de mon cours. Le toucher, c'est l'identité du pianiste. Sans toucher, il y a des notes sans âme, qu'une machine pourrait produire. Le toucher s'affine comme le palais du goûteur de cru. En un cours le son peut évoluer de façon comparable à la voix du chanteur, et c'est un travail passionnant !
Mais le piano, c'est la vie ! En Espagne on voit des guitares partout, en Italie on entend des pianos et des violons, en Autriche, en Allemagne le public suit un concert sur la partition... sans parler des Tziganes qui jouent comme ils respirent... Or le piano est moins ingrat que le violon, où il faut "faire la note" , et l'accordéon des Gitans est d'un accès très difficile
Oui. Le pianiste n'a pas besoin d'accompagnateur, c'est pourquoi on serait tenté de dire que c'est l'instrument le plus libre. Malheureusement, il y a une tradition tenace de l'enseignement musical dans la douleur. Ranimer la notion de plaisir inséparable de la pratique optimale de l'instrument, c'est l'un des objectifs de mon cours.
Elle est d'abord pianistique, et finalement très classique (degrés conservatoire ; classes de perfectionnement), avec la chance d'avoir eu deux grands professeurs qui étaient des esprits libres : Andrée Larrouy, élève de Vincent d'Indy, et Raoul Gola, qui m'a préparée au Concours International de l'UFAM dont je suis lauréate.
Oui. Parallèlement au piano, j'ai poursuivi des études de philosophie et d'histoire de l'art parce que la pratique d'un instrument musical me semblait être une forme d'appropriation, pas seulement de nous-même, mais du monde qui nous entoure. J'ai d'ailleurs publié plusieurs ouvrages. Ce faisant, je me suis détournée tout naturellement de la tentation d'une carrière de concertiste.
Il y a vingt ans. Mais je n'ai jamais cessé d'apprendre au contact de mes élèves. J'ai intégré à mon enseignement de multiples expériences psychologiques, kinesthésiques, sociologiques. A titre d'illustration : l'enseignement du piano à des enfants de milieux sociaux très divers, deux heures par jour, dans le cadre d'un cours que j'avais initié dans un groupe scolaire. Ce cours s'est poursuivi pendant quinze ans.
Mes élèves vous diraient que je "deviens" littéralement celui qui joue, localisant les tensions pour les dénouer ensemble. Ils vous diraient aussi qu'ils jouent sans effort (sinon sans travail...) parce que jouer du piano leur plaît, les apaise, et transforme leur façon de sentir. Le reste est affaire de personne, et chaque personne est unique. Je n'ai jamais donné deux cours identiques.